Violences conjugales à l'unité de médecine légale de l'hôpital national de Donka
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Résumé
RESUME La violence faite aux femmes est aussi importante dans la sphère domestique qu'en dehors. Selon OMS en 2013, 35% des femmes ont subi des violences physiques et ou sexuelles par leur partenaire intime. L'objectif de cette étude était de déterminer la fréquence des violences conjugales, leurs caractéristiques épidémiologiques et médico-légales tant chez les victimes que chez les agresseurs. Méthodes. Il s'agissait d'une étude rétrospective de type descriptif qui s'est déroulée er du 1 janvier 2016 au 31 /12/2017. L'étude avait porté sur 194 dossiers médicaux de femmes et hommes victimes de violences conjugales munies de réquisitions en provenance du parquet ou des services de police judiciaire de la ville de Conakry. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médico-légaux. Les données sociodémographiques (âge, sexe, profession, état matrimonial) avaient été recueillies. Les éléments de l'interrogatoire tels que la date de consultation, le lien de connaissance avec l'agresseur ont été pris en compte, ceux de l'examen physique (types de lésion, siège des lésions) avaient été également recueillies Résultats. Nous avons recensé 13,52% cas de violence conjugale. Parmi eux, 31,44 % étaient victimes de violences sexuelles contre 68,56 % de victimes de violences physiques. Les victimes ont souffert de plusieurs problèmes de santé notamment les lésions corporelles (plaie, hématome, excoriation, ecchymose) et algies corporelles, le tout justifiant dans la plupart de cas une période d'ITT = 21jours. Conclusion. Ces différents résultats montrent une fois encore que la violence vécue dans le milieu familial ne soit pas sans conséquence.